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 J'suis pas tombée. Je rebondis.

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Ayili Tonantzin

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MessageSujet: J'suis pas tombée. Je rebondis.   Ven 26 Aoû - 17:41

C'était simple. Il suffisait de refaire son sac une dernière fois et de partir pour cette académie qui n'attendait rien d'autres que des professeurs et des élèves. Ayili entra donc dans la tente qui lui servait de maison depuis neuf ans déjà. Évidemment, les bords de la toile grossière s'effilochaient. Il y avait par-ci par-là quelques trous rapidement recousus et il aurait de toutes façons bientôt fallu changer l'étoffe de la tente, mais Ayili aimait cet endroit plus qu'elle ne voulait bien se l'avouer. Avec des gestes lents et précis, elle saisit son sac, le même que neuf ans auparavant, et le déposa sur son lit étroit. La première chose qu'elle y mit fut la couverture d'enfant avec laquelle elle dormait chaque nuit. La deuxième, ce fut sa bourse légère, mais suffisamment pleine pour lui permettre de tenir quelques semaines si elle était nourrie et logée. Puis, ses balles de jonglage suivirent rapidement. Il y en avait sept désormais. Ayili regarda autour d'elle et ajouta quelques bibelots inutiles à son sac déjà presque plein. Après un dernier regard, elle finit par sortir de la petite tente.

La jeune femme ne prit pas la peine de la défaire pour la ranger. Elle savait que personne d'autre ne le ferait. Chaque membre de la troupe avait pour but de donner le plus de travail possible aux autorités de Tenochtitlan. Ils leur ordonnaient de partir, en échange, ils remettront en ordre le terrain où logeait la troupe depuis sa création. C'était une sorte de vengeance à laquelle tout le monde prenait part. Et Ayili y prenait un plaisir particulier. Son sac sur l'épaule, la jeune acrobate traversa le champ qui lui servait de chez-elle depuis presque une décennie. Autour d'elle, certains pleuraient, d'autres tiraient une tête de quinze mètres de long et autant de large, et les derniers l'imitaient, bien que la plupart ne sachent pas où aller. Ayili savait, elle. Et c'était avec certitude qu'elle se dirigeait vers Tenochtitlan.

*********
C'était incroyable. L'académie était gigantesque. Ayili y tournait en rond depuis que le soleil était au plus haut de sa course dans le ciel... environ une heure quoi! Mais étrangement, elle n'avait encore rencontré personne. Pas le moindre élève venu prématurément en cours, ni le plus petit professeur obsessionnel de son travail qui soit. Il semblait que les seuls êtres vivants de cette école soient les araignées qui tissaient leurs toiles dans les coins et recoins des salles. Agacée par cette perte de temps, la jeune femme fini par ressortir sur une sorte de terrasse qui, bien qu'elle ne le sache pas encore, serait plus tard l'un des lieux où elle se rendrait souvent. Ayili profita de ce poste d'observation pour chercher du regard quelqu'un qui pourrait l'aider. Elle parcourut une à une chaque fenêtre ça existait? du bâtiment lorsqu'enfin ses yeux se posèrent sur une silhouette qui semblait tourner en rond dans une pièce du deuxième étage. Sans attendre une seconde de plus que quelque chose se passe, la jeune femme récupéra son sac qu'elle avait laissé choir, retourna en courant à l'intérieur de l'académie, gravit un escalier, traversa un couloir, un second, puis arriva devant une porte. Il lui semblait que c'était le bon endroit. Prenant son courage à deux mains, sachant pertinemment que son avenir l'attendait derrière cette porte, Ayili toqua et entra sans attendre de réponse.

La pièce était vide. Une dizaine de seau étaient posés à côté de cuves en bois, et à moins de se tromper, il semblait à la jeune acrobate que cette pièce n'était autre qu'une salle d'eau. Elle jeta un coup d'œil à la fenêtre pour constater que la vue ne donnait pas sur l'enceinte de l'académie, mais sur Tenochtitlan. Elle s'était seulement trompé de côté. Ayili sortit de la salle d'eau et toqua à la porte d'en face. N'attendant pas plus de réponse que la première fois, elle entra et se présenta:

-Bonjour. Mon nom est Ayili Tonantzin. Je suis la nouvelle maître acrobate.

Enfin... Nouvelle... Seulement si l'étrange bonhomme en face de la jeune femme voulait bien d'elle. Mais Ayili avait toujours pensé que montrer que l'on était sûr de soi ouvrait les porte à tout. Ou presque. Affichant un sourire qui se voulait aimable sans y parvenir, elle attendit avec une angoisse masquée la réponse du vieillard qui lui faisait face.

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Chipili
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MessageSujet: Re: J'suis pas tombée. Je rebondis.   Ven 2 Sep - 22:01

Assis en tailleur, Chipili venait de s’accorder un instant de pause dans son travail acharné. Créer une école s’était avéré bien plus complexe que ce qu’il avait imaginé. Il devait trouver des professeurs qualifiés et talentueux. Et hors de question d’embaucher un de ces charlatans comme la cité en comptait par centaines. Et puis, il restait les élèves… Comment les trouver ? Comment convaincre leurs parents ? N’était-ce pas un projet trop ambitieux pour un vieil homme comme lui ?

Toutes ces idées défilaient inlassablement dans sa tête et rien ne lui permettait de trouver le calme qu’il recherchait. Méditer avait toujours été un remède depuis son enfance, la voie nécessaire pour gagner quelques minutes de détente et élever son esprit. Mais la tension à laquelle il devait faire face rendait cette activité inefficace ce jour-là. Cela pouvait également s’expliquer par l’alignement des étoiles, peu favorable à notre personnage : l’entrée de Véga dans la constellation de la Lyre annonçait le début de la saison des pluies d’une part, et un changement redoutable dans la disposition d’esprit de notre personnage, d’autre part.

Chipili était donc d’une humeur exécrable.

Et c’est à ce moment peu opportun qu’Ayili Tonantzin se présenta à lui. Ses efforts pour adresser au vieillard le plus aimable des sourires possibles étaient vains. Rien ne pouvait calmer le courroux du maître.

- On ne vous a pas appris à attendre l’autorisation avant d’entrer dans le bureau des gens ? Un acrobate n’a-t-il aucune éducation?, cria l'homme irrité.


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Ayili Tonantzin

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MessageSujet: Re: J'suis pas tombée. Je rebondis.   Dim 4 Sep - 15:45

La réponse du vieillard provoqua le doute dans l'esprit d'Ayili. S'était-elle trompée de lieu? De bureau? Était-elle vraiment dans la bonne académie? Le vieil homme bossu et à moitié borgne qui se trouvait face à elle était-il réellement le célèbre Chipili qui avait pendant si longtemps défendu la cause des Maîtres des Éléments? Et bien, soit tout le bien que l'on entendait partout de l'enfant qui pleure n'était que légende, soit elle arrivait au mauvais moment. Dans le premier cas, Ayili n'avait plus qu'à faire demi-tour et à errer dans les rues de Tenochtitlan jusqu'à trouver un nouvel emploi. Refusant cette option, elle décida que c'était le second cas. Puisqu'il était tout simplement hors de question qu'elle s'excuse, et qu'elle sentait petit à petit la colère monter en elle, Ayili parla sans réfléchir, laissant les mots franchir ses lèvres d'eux-mêmes:

-J'ai toqué, je suis entrée. Que vous me donniez l'autorisation ou pas, le résultat est le même, à la seule différence que ma manière est plus rapide que la votre. L'éducation n'a rien à voir la-dedans. C'est une manière d'être, c'est tout. Ne mettez pas tout le monde dans le même sac. C'est comme si je disais que tous les maîtres de l'eau sont râleurs, juste parce que vous, vous l'êtes.

Oups. Elle aurait peut-être du stopper son flot de parole un peu plus tôt. Voire, ne rien dire du tout. Avec ce qu'elle venait d'annoncer, Chipili ne voudrait jamais l'embaucher. Ne sachant quoi faire pour se sortir de ce pétrin, la jeune femme sentit le rouge lui monter aux joues. Elle décida d'abandonner. Sa nouvelle maison s'appellerait "la rue". Alors qu'Ayili faisait demi-tour, son sac heurta une pile de parchemins posés sur le long bureau du vieil homme. Les feuilles s'envolèrent et s'éparpillèrent dans la pièce sans que la jeune femme ne puisse rien faire d'autre qu'assister à sa propre descente aux enfers. Paniquée, elle croisa le regard de Chipili où brillait la fureur. Ne parvenant plus à masquer aucun des sentiments qui l'habitaient, Ayili laissa tomber son sac et ramassa aussi rapidement que possible les parchemins disséminés un peu partout dans la pièce. Elle les rassembla en une pile correcte, puis les posa sur le bureau. Le temps qu'elle avait mis à tout ramasser permit à la jeune acrobate de masquer à nouveau ses émotions. Lorsqu'elle fit à nouveau face au vieillard, elle prit son courage à deux mains et se lança, tentant le tout pour le tout:

- Désolé pour les parchemins. Vous trouverez pas d'autres professeurs ayant mon niveau. C'est pas que j'me vante, mais ce que je veux dire, c'est que les autres préfèrent vivre dehors plutôt que dans un bâtiment comme celui-la. Acrobate, c'est un métier de la rue. Vous pouvez me renvoyer tout de suite, mais vous ne trouverez personne d'autre. Enfin, personnellement, je préfèrerais que vous m'embauchiez.

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MessageSujet: Re: J'suis pas tombée. Je rebondis.   Mer 7 Sep - 21:34

Chipili resta pantois devant la tournure grotesque que prenait la scène.

Comment avait-elle osé? Pour qui se prenait-elle, cette gourde ? Etait-il réellement possible d'être aussi malhabile sur cette terre?

Et d'ailleurs, si notre histoire ne s'était pas déroulée au XVème siècle, il aurait pu penser qu'il s'agissait d'une mauvaise plaisanterie d'une émission télé et que des petits farceurs avaient filmé la scène dans le but de divertir un public dominical en observant sa réaction. Mais non, rien de tel : la jeune fille qui s'était présentée à lui était bel et bien réelle, elle avait su montrer ses prétendus talents d'acrobate par ce tour majestueux de grande maladresse et elle osait maintenant prétendre à un poste de professeur dans l'académie.

Un poste que Chipili était d'ailleurs bien décidé à lui donner.

Et oui, Chipili est un personnage plein de surprise, et figurez-vous que c'est de la compassion qu'il a finalement éprouvée pour cette petite créature si fragile qu'il avait en face de lui. Il avait bien noté l'affolement et le désespoir dans les yeux d'Ayili alors qu'elle ramassait les parchemins. Ce regard-là ne pouvait pas le tromper : cette jeune femme devait être bonne et intègre. Et il devait admettre qu'elle savait faire preuve d'un courage remarquable et d'une grande obstination. Des atouts inconstestables pour un professeur de l'académie.

Mais si Chipili avait du coeur, ses paroles ne le laissaient que très rarement paraître. Et, en digne directeur d'école autoritaire, il ne manifesta pas sa sympathie et voici ce qu'il annonca à Ayili :

- Il va falloir, demoiselle, apprendre à vous maîtriser avant d'obtenir un poste chez moi. Pour qui vous prenez-vous ? Alors, d'accord, je vous embauche, mais à l'essai. Et certainement pas comme acrobate: je ne veux plus voir un seul de vos tours d'adresse pour le moment, j'en ai assez vu! Mais puiqu'une gourde a mis du désordre dans mes papiers, j'ai besoin d'une secrétaire pour m'aider à mettre de l'ordre dans tout ca ! Ce poste vous ira très bien, puique, comme vous me l'avez si bien dit, vos méthodes sont plus rapides que les miennes !

Constatant l'étonnement et la consternation de la jeune fille en écoutant cette nouvelle, la compassion de Chipili se fit plus grande, il sentit son coeur se serrer et laissa sortir à demi-voix ces paroles :

- Et de toute facon, puiqu'il n'y a aucun élève pour le moment à l'académie, vous me serez plus utile comme ca. Après, on verra bien...








Dernière édition par Chipili le Jeu 15 Sep - 21:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: J'suis pas tombée. Je rebondis.   Dim 11 Sep - 4:36

Ayili avait-elle bien entendu? Chipili acceptait de l'employer. Même à l'essai, elle lui prouverait qu'elle savait travailler, qu'elle connaissait son métier sur le bout des doigts. Le cri de joie qui s'apprêtait à franchir les lèvres de la jeune femme se transforma en un borborygme sonore lorsque la suite de la phrase parvint à ses oreilles. Comment ça, il ne l'embauchait pas comme acrobate? C'était un blague ou quoi? Il se moquait d'elle depuis le début. A moins que ça ne soit une sorte de test d'entrée.

Ayili était complètement perdue. Elle ne savait absolument pas comment réagir aux mots du vieillard. Il n'était tout de même pas sérieux en proposant de l'embaucher comme secrétaire. Ayili ignorait totalement ce qu'elle devrait faire, et de toutes manières elle savait pertinemment être incapable de rester derrière un bureau à trier toutes sortes de parchemins et à prendre des coups de fils et à programmer la journée de Chipili. C'était tout simplement inconcevable. En plus de tout cela, le vieil homme utilisait ses propres arguments contre elle, laissant ainsi la jeune femme dans un état d'hébètement total. Enfin, les derniers mots de son interlocuteur la rassurèrent légèrement, mais pas suffisamment pour qu'elle se taise. Ayili adressa une prière silencieuse à Quetzalcoatl, dieu du vent, son dieu protecteur, puis elle se lança d'une voix ou l'on percevait sans peine la nervosité:

-Non, pas secrétaire...s'il vous plait. Je... je sais même pas comment on fait. Je peux pas faire ça, c'est trop...

Trop quoi? Inimaginable? Absurde? Irréalisable? Déprimant? Un mélange de tout cela probablement. Elle continua:

-Je ne sais pas comment expliquer, mais je pourrais pas. Même si c'est seulement quelques semaines, le temps que des élèves arrivent.

Ayili cherchait désespérément une manière de convaincre Chipili, lorsque soudain, une idée surgit dans son esprit. Un sourire discret se posa sur ses lèvres pendant que l'idée prenait la forme de mots:

-Pas secrétaire. Mais si vous l'acceptez, je préfèrerais être domestique, en attendant. L'académie est tout juste terminée, et il y a de la poussière partout. Avec la maîtrise de mon élément, je peux essayer de nettoyer un peu. Et puis, j'imagine que dans les dortoirs, rien n'est prêt. Je pourrais peut-être préparer les lits ou... je sais pas, mais pas secrétaire.

Chose rare, le regard de la jeune femme était presque suppliant lorsqu'il croisa celui de Chipili.

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MessageSujet: Re: J'suis pas tombée. Je rebondis.   Jeu 15 Sep - 22:53

Mais comment Chipili en était-il arrivé là? Une jeune fille humble et honnête était bel et bien en train de le supplier pour devenir sa domestique! Comment pouvait-il supporter cette situation? Il regardait le visage d'Ayili qui se décomposait au fur et à mesure de leur conversation et un étrange sentiment d'impuissance l'envahit. Pourquoi ne s'était-il pas montré poli et accueillant? Pourquoi ne savait-il pas maîtriser ses paroles? Comment avait-il pu apprendre à dominer parfaitement un élément de notre chère mère nature et ne pas savoir s'adresser correctement et poliment à un petit bout de femme comme Ayili? Il fallait l'admettre: la jeune fille l'impressionnait, par son audace, sa conviction, sa légèreté. Et par sa beauté aussi.

Il voulut dès lors mettre un terme à cette scène d'humiliation gratuite où il tenait le rôle du méchant, rôle qu'il s'était promis de ne plus jamais tenir.

- C'est un poste qui vous va très bien, faire la bonne pour mon ...

Et il avala le reste de sa phrase. Encore une fois, il avait fait preuve de maladresse dans le choix de ses mots. Pourquoi avoir dit bonne, ce terme si peu respectable? Ayili n'avait rien d'une bonne et l'association de ces deux termes lui donna un frisson.

- Enfin, oui, c'est bien d'être bonne pour vous qui...

Il sentit qu'il s'enfonçait dans sa gaucherie et, la gorge serrée, il ne put à nouveau terminer sa phrase.

- Mais je veux pas dire que...

Ses genoux se mirent à trembler, il perdait toute contenance devant son interlocutrice.

- Vous, une bonne.. certainement pas... C'est juste que... enfin, non... vous avez raison... La poussière pour moi, vous comprenez... J'ai grandi sur les rives d'un lac... alors la poussière... évidemment... Peut être que vous pouvez commencer par ça. C'est d'accord... La poussière, les dortoirs... Et puis après on verra... Et commencez peut être par les Quetzal... Car vous avez raison... Le dortoir... Rien n'est prêt... et les parchemins, ça va... et je crois que bientôt des quetzal vont arriver... Enfin, peut être... après... peut être... Revenez me voir quand c'est terminé.



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MessageSujet: Re: J'suis pas tombée. Je rebondis.   Dim 18 Sep - 8:29

Ayili n'aimait pas le mélange de pitié et de gêne que l'on pouvait lire dans les yeux de Chipili. Les fesses posées sur une chaise derrière son bureau, le vieillard était loin de tous les contes et légendes qu'on lui attribuait. Le héros qu'il avait été autrefois semblait s'être totalement évaporé de ce corps rabougris caché derrière un bureau. Ayili eut l'impression d'être trompée par l'homme qui lui faisait face, et elle sentit un mélange entre la pitié et une colère froide monter en elle. Et maintenant, voila qu'il l'insultait presque. Peut-être aurait-elle mieux fait de ne pas venir et de se battre avec les autres pour la survie de sa troupe. Mais tout au fond d'elle-même, la jeune femme savait que le combat était perdu d'avance, et qu'elle n'avait pas beaucoup d'autres choix que celui qu'elle s'apprêtait à prendre. Lorsqu'Ayili s'aperçut de la légère rougeur que prenait les joues de Chipili, de ses mots sans queue ni tête et de son bégaiement, la pitié qu'il lui inspirait prit le dessus sur la colère. A peine le vieillard eut-il refermé la bouche qu'elle lança froidement:

- Oui, bonne, c'est parfait, bien que je préfère le terme de domestique. Vos couloirs et vos dortoirs seront propres, mais je compte sur vous pour que cet emploi ne soit que temporaire. J'aimerais avoir mon poste dès que je reviendrais.

La jeune femme ramassa son sac resté à terre et continua, en mimant une courbette impertinente:

-C'est pas la peine de me faire visiter, je trouverais toute seule. Sur ce, monsieur, je vous dis à bientôt.

Ayili tourna le dos au vieillard et sortit avant même qu'il n'ait eu le temps de lui répondre en claquant la porte derrière elle. Une fois dans le couloir, la première pensée qu'il lui vint à l'esprit était que Chipili lui avait vraiment fait une mauvaise première impression. Mais le seul choix raisonnable qu'elle avait pour le moment était de lui obéir. Alors autant commencer tout de suite.

La jeune femme écarta légèrement les pieds, inspira profondément ceci n'est pas de la méditation, et fit le geste de tirer une corde d'avant en arrière. Un courant d'air indolent traversa le couloir, puis disparu au bout de celui-ci en emportant la poussière avec lui. Ce n'était pas grand chose, mais c'était l'un des seuls gestes qu'Ayili savait maîtriser. Il ne lui restait plus, maintenant, qu'à suivre la poussière.

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MessageSujet: Re: J'suis pas tombée. Je rebondis.   Mar 20 Sep - 19:53


Chipili resta quoi. Il se retrouva soudain seul dans son grand bureau et se sentit décontenancé. En quelques minutes, cette demoiselle avait réussi à mettre du désordre dans ses parchemins, à lui parler avec mépris et à partir en claquant la porte - sa propre porte, qui plus est -, et lui était resté sans mot dire.

- Fichtre donc, que cette fille a du caractère !

Puis il ajouta :

- et heureusement !





=> RP terminé !

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